Le cinéma de Fernand Deligny
Conférence et projection autour du film Le Moindre geste (1971).
Mercredi 29 octobre 2025, à La moquette (Paris, 5ème)

L’invention Deligny. Passages discrets de l’image.
Thèse en Études cinématographiques, sous la direction de Barbara Le Maître, soutenue le 8 janvier 2025.
Membres du jury :
M. Francesco CASETTI (PR, Yale University, rapporteur)
M. Bruno Nassim ABOUDRAR (PR, Université Sorbonne Nouvelle, Paris 3, rapporteur)
Mme. Barbara LE MAÎTRE (PR, Université Paris Nanterre)
Mme. Jennifer VERRAES (MCF, Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis)
M. Éric THOUVENEL (PR, Université Paris Nanterre)
Résumé
Cette thèse est une thèse de théorie du cinéma qui s’inscrit dans le double champ de l’esthétique et de la sémiologie. Elle interroge la relation de la théorie à la pratique, telle qu’elle émerge dans la praxis de Fernand Deligny, à partir des questions d’énonciation filmique et du point de vue au cinéma.
La thèse établit d’abord la genèse de la praxis de Fernand Deligny. Elle étudie l’influence du marxisme et de la pensée d’Henri Wallon sur Deligny, et retrace, à travers le récit des différentes « tentatives » de l’éducateur, la place croissante qu’occupe le cinéma dans ses recherches pédagogiques et sémiologiques.
La thèse fait ensuite dialoguer la pensée de Fernand Deligny avec les théories de la praxis au cinéma (Vertov, Cohen-Séat) et celles de l’énonciation filmique (Casetti, Metz). L’objectif est double. D’une part, il s’agit de définir le moment d’émergence d’une praxis « de » Deligny et de la faire valoir comme une pensée à laquelle le cinéma contribue, en théorie et en pratique. D’autre part, il s’agit de désigner la pensée de Deligny comme le site et l’occasion d’une construction historique qui permette de reconsidérer les théories de l’énonciation au cinéma.
Le dialogue entre la praxis de Deligny (ses tentatives, ses textes et ses films) et les théories de l’énonciation filmique permet ainsi de renseigner l’impersonnel de l’énonciation au cinéma, dont le film de Deligny Le Moindre Geste actualise une forme possible.
« Poursuivre Le Moindre geste. Outil et trace d’une tentative menée collectivement » in revue Création Collective au Cinéma, n° 5

Revue Création collective au cinéma n°5, « Regroupements, nébuleuses et associations de cinéastes. Concevoir les films en collectifs »
Numéro dirigé par Mélisande Leventopoulos, Katalin Pór et Caroline Renouard
https://www.estca.univ-paris8.fr/creation-collective-au-cinema-n5/
« Une recherche par le film. Henri Wallon, Fernand Deligny et la tentative de la Grande Cordée » in Revue d’Histoire des Sciences Humaines n° 39

Pendant la Seconde Guerre mondiale, et dans les années qui suivent la Libération, émergent en France nombre d’institutions qui sont aujourd’hui encore des piliers de l’enseignement, du financement et de la diffusion du cinéma. L’après-guerre est aussi la période durant laquelle vont se fortifier de nouvelles conceptions et pratiques savantes du film. L’acceptation du septième art en tant que fait de culture, la distinction entre théoriciens, critiques et cinéastes, l’éclatement des panoramas nationaux ainsi que la prise de conscience de l’existence d’approches plurielles constituent le terreau d’un renouvellement de la théorie cinématographique. Cette transformation s’accompagne d’une présence croissante des réalisations audiovisuelles à l’université et de l’émergence de réflexions propres à certaines disciplines que l’on regroupera à partir des années 1970 sous l’appellation « sciences humaines et sociales ».
Ce dossier thématique interroge les conditions par lesquelles se sont forgés les savoirs disciplinaires sur le film et le cinéma. Qu’est-ce que l’après-guerre et la Libération ont fait aux pratiques et aux savoirs cinématographiques ? Par qui et par quoi étaient-ils réellement constitués ? Quels sont les affinités et les rapports de force qui l’ont structuré ? Pourquoi certaines personnalités ont été oubliées par nos disciplines ? Combinant les approches consacrées à des itinéraires de personnalités et des débuts de carrière, des dialogues théoriques, des lieux, des expérimentations, des films, les articles réunis contribuent à une approche contextuelle et à une histoire inclusive et circonstanciée des sciences humaines et sociales attachée aux savoirs cinématographiques et filmiques.
Revue d’histoire des sciences humaines n° 39, « Savant cinéma. Lieux, itinéraires, expérimentations et réalisations autour de 1945 »
Numéro dirigé par Baptiste Buob et Damien Mottier.
http://www.editionsdelasorbonne.fr/fr/livre/?GCOI=28405100685450
« Camérer (Fernand Deligny) et la clôture de la représentation » in La Prise au départ du cinéma

Si la prise se dit au pluriel de ses vues qu’elle met techniquement en série, elle est aussi un geste imparfait à mettre au pluriel de ses prises répétées. D’une réalité technique à la force d’un concept, cet ouvrage explore la dimension expérimentale de la prise, ni seulement de vues ni de son, mais d’abord cinématographique, parce qu’elle est pensée au cœur de ses divers dispositifs, institutionnel, technique et psychique. À travers différentes études de cas et sous le prisme d’approches génétique et historique, politique et éthique, esthétique et poétique, les textes rassemblés ici explorent tous les états du processus créatif cinématographique dans ses prises multiples, directes et filmiques. Si la prise se dit au pluriel de ses vues qu’elle met techniquement en série, elle est aussi un geste imparfait à mettre au pluriel de ses prises répétées. D’une réalité technique à la force d’un concept, cet ouvrage explore la dimension expérimentale de la prise, ni seulement de vues ni de son, mais d’abord cinématographique, parce qu’elle est pensée au cœur de ses divers dispositifs, institutionnel, technique et psychique. À travers différentes études de cas et sous le prisme d’approches génétique et historique, politique et éthique, esthétique et poétique, les textes rassemblés ici explorent tous les états du processus créatif cinématographique dans ses prises multiples, directes et filmiques.
« The Admonitor and the Place of Film » in Art-historical Moments in Cinema

Given the abundance of previous publi-cations focused on the intersections between cinema and the history of art, it is worth stating at the outset that the originality of this project lies in its capacity to analyse the medium of film, and particularly fiction film — from Peter Greenaway to Michelangelo Antonioni, Brian De Palma, Chris Marker and Alex Garland — as an instru-ment rather than as an object of (art)history. Above all else, this implies becoming aware not so much of the presence of artworks and their significance with respect to the related events, but of the ways in which the fiction itself, through certain mo-tifs (windows, chairs, serpentine lines), visual or optical qualities (contrast of black and white, transparency) or even symbolic gestures (signing, designating or combining) evolves into a figura-tion of the history of art. Where in the film do these art-historical moments arise and what pro-vokes them? How do these moments contribute to history as a discipline? In what ways does the film reinvent the theory or history of art? The authors of this volume have attempted to answer to such intriguing questions in diverse ways, involving the various ideas of Leon Battista Alberti, Wil-liam Hogarth, Aloïs Riegl, Michel Carrouges, or Rosalind Krauss.
https://har.parisnanterre.fr/wp-content/uploads/2020/12/Introduction_Art-historical.pdf
Un “problème Deligny” posé au cinéma

Camérer (Fernand Deligny) et la clôture de la représentation
Communication du 16 avril 2019, dans le cadre du colloque « La Prise: poétique et archéologie d’un geste de cinéma » Centre d’Études et de Recherches Interdisciplinaires en Lettres Arts Cinéma (Cérilac)

Level Five (Chris Marker, 1996) : l’admoniteur et le site du film
Communication du 9 décembre 2017, dans le cadre de la journée d’étude « Moments d’histoire de l’art au cinéma »

Retour sur Le Moindre geste

L’homme à la caméra. Régime performatif de l’image
Conférence donnée dans le cadre du festival Vision’R 2011
Le 14 mai 2011 au Centre Mercoeur (Paris)
Les variables indépendantes de l’image

Communication du 20 décembre 2013, dans le cadre du colloque international « Cinéma au théâtre : aires culturelles anglophones et francophones »
Colloque organisé par :
Christine Kiehl, Martin Barnier, PASSAGES XX-XXI,
Université Lumière-Lyon 2
Agathe Torti-Alcayaga, CRIDAF/Pléiade, Université Paris 13
Partenaires :
Service Culturel/Université Lumière-Lyon 2
Musée des Moulages/Université Lumière-Lyon 2
NYUP/New York University in Paris
RADAC /Recherche sur les Arts dramatiques anglophones contemporains
CEMRA/Centre d’études sur les modes de la représentation anglophone, Université Stendhal-Grenoble 3
Mouvement/ http://www.mouvement.net